11/12/20199 idées reçues lors d'un achat de logement neuf

Acheter un logement neuf n'est pas toujours une évidence à cause d'un certain nombre d'idées reçues. La méconnaissance des nombreux avantages de cet accès à la propriété le destine aux seuls initiés. Décryptons les fausses informations.



1 – L'achat d'un logement neuf servirait uniquement à réduire ses impôts

FAUX. La vente de logements neufs n'est pas uniquement destinée aux investisseurs qui souhaitent en profiter pour défiscaliser et bénéficier d'une réduction d'impôt. Que l'acquisition soit effectuée pour habiter le logement en résidence principale ou bien pour le proposer à la location, tous les types d'acheteurs y ont accès.

2 – Acheter dans le neuf coûterait plus cher que dans l'ancien

FAUX. Le prix d'achat du m² neuf est effectivement supérieur à celui de l'ancien de l'ordre de 23 % environ. Il s'agit néanmoins du prix payé au promoteur immobilier. Il convient de le pondérer par plusieurs éléments :
- d'abord, les frais de notaire dus dans le cadre d'un achat immobilier neuf sont de 2 % à 3 %, soit environ 4 fois moins élevés que ceux de l'ancien ;
- ensuite, la taxe foncière relative à l'habitation neuve peut être exonérée sous certaines conditions ;
- enfin, un logement neuf intègre l'ensemble des normes environnementales et énergétiques synonymes d'économies d'énergie, alors que ces travaux de mise en conformité et de rénovation peuvent coûter cher dans l'ancien.

3 – Investir dans de l'ancien serait plus rentable que dans le neuf

FAUX. Même si le montant du loyer est à peu près similaire dans les deux cas, ce n'est pas le seul poste de calcul d'un rendement locatif. Il faut également y intégrer les coûts d'entretien de l'habitation et l'incidence fiscale. D'une part les frais de maintenance et de réparation sont très faibles dans le neuf par définition. D'autre part, des dispositifs de réduction d'impôt pour un investissement immobilier neuf tel que la loi de défiscalisation Pinel, permettent un gain de rentabilité substantiel.

4 – Tous les logements neufs seraient similaires

FAUX. Les logements neufs ne se ressemblent pas tous forcément. Les futurs propriétaires ont la possibilité de les personnaliser en optant pour les équipements et mobilier de leur choix, en choisissant les revêtements qui leur plaisent et même en modifiant l'agencement de certaines pièces selon leurs préférences.

5 – Cumuler plusieurs prêts ne serait pas possible dans le neuf

FAUX. Il est tout à fait possible de cumuler différents prêts immobiliers dans le cadre d'un achat neuf. Prêt à taux zéro, 1 % logement, prêt fonctionnaire, … s'ajoutent sans difficulté à un crédit immobilier bancaire.

6 – Acheter un logement en VEFA contraindrait à cumuler loyers et mensualités du prêt

FAUX. Pour tout achat effectué en Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA), les seuls remboursements concernent les intérêts relatifs aux fonds débloqués par étape, au fur et à mesure du déroulement des travaux. Le remboursement du prêt ne débutera qu'au moment de l'achèvement des travaux de construction.

7 – Acheter un logement en VEFA serait risqué en cas de non achèvement

FAUX. La signature d'un contrat avec un promoteur garantit le parfait achèvement du projet. En cas de faillite du constructeur, c'est un tiers garant qui financera la poursuite des travaux. Le contrat peut également prévoir le remboursement des frais précédemment engagés.

8 – Les éventuels défauts ou vices de construction ne seraient pas couverts

FAUX. Lors de toute VEFA, l'acheteur bénéficie de nombreuses garanties si le logement livré ne correspond pas à ce qui avait été commandé. Au moment de la réception, lors du premier mois, des deux premières années et de la décennie qui suivent l'achèvement des travaux, le nouveau propriétaire d'un logement neuf est couvert pour tout problème ou malfaçon liés à la construction.

9 – La livraison d'un logement neuf ne se ferait jamais dans les délais impartis

FAUX. Même si cette situation peut évidemment se poser, elle n'est pas coutumière. Dans ce cas, le contrat de VEFA stipule clairement le calendrier prévu, ainsi que les pénalités dues par le promoteur immobilier en cas de retard apporté à la livraison. S'il y a un préjudice financier causé par le non-respect des délais, l'acheteur du logement neuf a le droit de demander des dommages et intérêts au constructeur.